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Le quotidien

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Le quotidien

Il nargue chaque jour de sa langueur, de son passé.

Il lasse et devient routine,

Il se cache sous les rides et les plis de la peau,

Il souille les chairs.

Qu’importe la jeunesse

Puisqu’il s’amuse à jeter son dévolu sur ce corps.

Et dans ses yeux,

Il laisse deviner le dernier soleil couchant

Où il a appris à aimer, à désirer, à détruire.

Le quotidien ne se dérobe pas à l’enveloppe charnelle.

Il séduit de ses beautés superficielles,

Et s’ouvre à la nouveauté,

Aux désirs inavoués.

Il se veut impur, parfois brutal,

Il se reconnaît dans les pleurs d’un enfant

Qui a faim de nourriture et de justice.

Il continue d’offrir sa souffrance au monde en guerre,

Et reste prisonnier de l’indifférence.

Le quotidien d’un confort caché,

Dans son loft aux douceurs enchanteresses,

Apporte quiétude et baume au corps.

A travers les rideaux tirés,

Une fenêtre s’entrouvre laissant transparaître

Un peu de joie, un peu d’espoir.

Mais le quotidien palpite

Aux sons des battements du coeur devenu sourd.

Il avance et se prolonge dans le temps,

Dans chaque histoire, chaque destinée,

Jusqu’à y laisser son empreinte indélibile.

©  Marie-Claude EGUIMENDIA le 3 Décembre 2014

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VIVRE

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Sentir les odeurs fleuries du matin en ouvrant les volets

Les volets de la vie

Ceux que l’on ferme le soir au coucher

Dans le doute du lendemain.

Humer l’air comme s’il devait disparaître,

Avoir soif de cet oxygène de vie.

Vivre, 

Subir,

Rester joyeux dans les épreuves,

Réussir à s’éloigner de ce monde

Assoiffé du désir de détruire.

Vivre,

Bénir,

Bannir,

Croire encore à l’amour,

L’avoir dans son coeur.

Vivre et le sentir dans chacun de ses battements

Jusqu’à ne plus entendre que lui,

Jusqu’à ce qu’il résonne dans la tête,

Jusqu’à la frapper contre le mur,

Jusqu’à signifier une fin prochaine.

Vivre et regarder les années passer au rythme des saisons,

Essayer d’apprivoiser les jours et les semaines,

D’en ressentir le bienfait.

Rester serein,

Et goûter le plaisir de la nature,

Remercier la vie.

Rester à l’écoute du monde 

Qui hurle de ses besoins et de ses douleurs.

Essayer de vivre malgré le poids de cette fureur.

Vivre et ne plus subir

Vivre et être soi,

Petit, 

Insignifiant,

Un grain de sable

Qui glisse vers la mort.

 

Marie-Claude EGUIMENDIA le 13 Avril 2014