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TOOK THE SEASHORE ROAD

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Tableau sur toile 80 x 80 cm Technique mixte signé Emc Eguimendia réalisé d’après un poème de Lawrence Ferlinghetti  »   » dans le cadre d’une exposition virtuelle organisé par IMMAGINE & POESIA

http://immaginepoesia.jimdo.com/exhibitions-on-line/window-for-took-the-seashore-road-by-lawrence-ferlinghetti/immagine poesia 005

TOOK THE SEASHORE ROAD

Took the seashore road
and sat and watched the sea
A bird became a butterfly
and landed on my knee
Who was the alien
whose land was it
Whose sea ?
She waved a wing tremulously
not sure of anything
the whole world swaying
And I not sure of anything
agreed with everything
that she was saying
As the pollen from her wings
flowered down on me

Lawrence Ferlinghetti

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LE DERNIER TRAIN

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image Silence pour un dernier voyage

Voyageur de la solitude

A-t-il atteint la sérénité

Aux derniers jours qu’ils lui restent ?

A-t-il été aimé, admiré !

Un éclat de lumière glisse

Jusqu’à lui qui laisse échapper un soupir

Se demandant si sa mère l’a aimé.

C’est elle qu’on appelle

Celle qui vous a gardé dans son ventre

Celle qui a souffert pour vous mettre au monde.

Et celle qui n’est plus là

Pour vous réconforter

Dans les derniers moments.

Chercher à être admiré

Pour combler ce manque

L’avoir été procure certainement

Une satisfaction jouissive

Qui ne dure pas dans le temps.

Avoir été adoré

Mais avoir peur de ce pouvoir

Qui asservit l’esprit

Rester encore dubitatif

Devant une admiration idolâtree.

Avoir été aimé pour ce que l’on est

Pour son caractère quel qu’il soit

Pour son corps affaibli ou laid.

 L’a-t-il vraiment connu?

L’a-t-il accepté ?

L’a-t-il compris ?

Comment croire à un tel sentiment ?

Dans le doute de tous ces gens

Qui nous démontrent par le biais de la publicité

Ce qu’est le vrai Amour

Par la beauté et l’argent.

Tellement d’ombres rôdent,

De promesses douteuses,

Ne pas commettre d’erreurs,

Essayer de vivre encore pourtant.

Et quitter la vie, agoniser

En se demandant encore

Si l’on a été vraiment aimé.

Le dernier train à ne pas manquer est arrivé.

Seul sur le quai

Il part sans regrets

Puisqu’il a aimé.

Emc Eguimendia ©  le 23 Juillet 2014

VIVRE

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Sentir les odeurs fleuries du matin en ouvrant les volets

Les volets de la vie

Ceux que l’on ferme le soir au coucher

Dans le doute du lendemain.

Humer l’air comme s’il devait disparaître,

Avoir soif de cet oxygène de vie.

Vivre, 

Subir,

Rester joyeux dans les épreuves,

Réussir à s’éloigner de ce monde

Assoiffé du désir de détruire.

Vivre,

Bénir,

Bannir,

Croire encore à l’amour,

L’avoir dans son coeur.

Vivre et le sentir dans chacun de ses battements

Jusqu’à ne plus entendre que lui,

Jusqu’à ce qu’il résonne dans la tête,

Jusqu’à la frapper contre le mur,

Jusqu’à signifier une fin prochaine.

Vivre et regarder les années passer au rythme des saisons,

Essayer d’apprivoiser les jours et les semaines,

D’en ressentir le bienfait.

Rester serein,

Et goûter le plaisir de la nature,

Remercier la vie.

Rester à l’écoute du monde 

Qui hurle de ses besoins et de ses douleurs.

Essayer de vivre malgré le poids de cette fureur.

Vivre et ne plus subir

Vivre et être soi,

Petit, 

Insignifiant,

Un grain de sable

Qui glisse vers la mort.

 

Marie-Claude EGUIMENDIA le 13 Avril 2014

 

DIRE

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Dire

Ne pas dire

Faut-il le dire ?

Tu ne sais pas le dire

Tu ne dois pas le dire

ça ne se dit pas !

Alors le non-dit reste au bord des lèvres

Pour ne pas blesser.

D’ailleurs tu ne sais pas

Tu n’as pas le droit.

Ne pas dire et se détruire

Ne pas dire par amour, par amitié

Le garder pour soi

Par peur de perdre l’autre

Par peur des mots

Par peur d’incompréhension

Par peur de ne pas être entendu.

Tu ne sais pas le dire d’ailleurs

Et tu gardes ta bouche fermée

Jusqu’à ce que les mots te dévorent la langue,

Jusqu’au moment où tu ne peux plus les prononcer.

 

MC Eguimendia le 20 Mars 2014

L’INDIFFERENCE

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Contester le silence

Se perdre dans la souffrance

Le visage déformé de douleur

Sans pouvoir crier son innocence.

Rester dans l’indifférence.

Banni d’avoir osé

D’avoir dit la vérité.

Une lutte quotidienne pour survivre,

Essayer de se délester du garrot de l’adversité.

Perdre et rester honnête

Gagner le mépris de l’incompréhension

Coupable d’être différent,

Et d’avoir cru à la bonté humaine.

Se retrouver dans la solitude.

Un râle de cri dans la voix

Qui se meurt lentement.

La mémoire des jours s’échappe

Emportant avec elle

La moindre parcelle de raison.

Oublier l’indifférence.

Oublier ce corps qui ne répond plus,

Enchaîné aux dernières pages d’un vécu.

Dans l’impossibilité de ranimer la flamme

Qui se consume vers la délivrance.

Rester dans l’indifférence

Sans attendre de sollicitude.

Une vie dure

Que nul ne souhaiterait,

Vivre dans l’indifférence.

MC Eguimendia le 19 Mars 2014

LE CIRQUE DE LULU d’après l’opéra  » LULU  » d’Alban BERG

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Pitié ! Ménagerie impitoyable !

Chevaux, lions, hommes, femmes…………

Tout ce fouillis d’êtres fantastiques, parfois monstrueux, s’affrontent sur la scène de la vie.

Un spectacle étrange où parmi cette mascarade une jeune femme ne ressemblant en rien à ces êtres, joue de ses charmes. Parmi tant de surprenantes situations, Lulu s’intéresse au jeune clown. Reine de la nuit et du jour, elle s’abandonne à son peintre préféré. Puis le quitte pour son ami banquier.

Sa morale ne respecte pas ses amants.

Son peintre n’est plus……….Sa médiocrité l’a perdu !

Lulu, femme-enfant, s’ennuie.

Eveillée par la musique et le tapage du cirque de la vie, elle jouit de ses atouts, se prêtant au jeu de l’opéra burlesque.

Femme réduite à séduire, elle feint de croire qu’on l’aime, implorant chaque jour plus d’attentions.

Quiconque veut la dompter ne rencontre que la haine. Femme envoûtante dont les lèvres laissent deviner une douceur morbide.

Belle dans sa chair qui l’entraîne dans la décadence jusqu’à tuer…………….

L’imaginerait-on bouleversée par tant d’hostilité ?

Pourtant, elle sent avec consternation son dernier jour de gloire arrivé.

Quant à tous ces êtres mi-humains mi-animaux, ils se pressent autour d’elle réclamant vengeance.

Alors Lulu, cédant à la panique se laisse emporter dans le trou béant de la mort.

MC Eguimendia le 12 Janvier 2014