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CHAINDIA

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71322589_1960023210768007_8477533493977415680_nLe travail dans les champs de maïs terminé, les ouvriers sont heureux de se retrouver à l’ombre d’un arbre. La légère brise rafraîchit leur visage rouge de chaleur.

Lentement ils se dirigent vers la ferme où un bon vin leur sera servi. En arrivant l’un d’eux s’aperçoit qu’il a oublié sa pioche dans les terres. Et pensant que son maître va le châtier, il s’écrit tout haut :

 » Je donne dix sous à celui qui me la rapporte !  »

Chaindia la jeune servante l’entend et, immédiatement se propose. Aussitôt, elle s’élance à travers les grandes herbes sèches. Le soleil danse encore dans le ciel et ses rayons brûlent son visage. Elle ne sent rien ni même les gouttes de sueur qui glissent généreusement dans son corsage entrouvert.

L’ouvrier regrettant alors de donner son argent se met à jurer tout haut:

 » Si le diable pouvait au moins l’emporter !  »

La jeune fille qui avait saisit la pioche, à cet instant se trouva propulsée dans les airs. Elle se débat ne pouvant se libérer de cette force qui l’entraîne.

Ses cris alertent les paysans et les villageois qui accourent pour lui porter secours mais en vain. Elle sent les mains du diable l’enserrer davantage jusqu’à presque l’étouffer.

Ses forces s’amenuisent peu à peu.

Ses membres commencent à s’engourdir lorsqu’elle aperçoit au-delà de Mendive la petite chapelle de St Sauveur.

Un regain d’énergie lui donne le courage de laisser s’échapper dans un dernier soupir :

 » St Sauveur ! Ayez pitié de moi !  »

Aussitôt, la grâce la touche et elle se retrouve hébétée sur la terre ferme devant la chapelle.

© EMC Eguimendia le 20/07/2018

 

D’après un conte basque tiré du livre  » Légendes Basques de Jean Barbier

LA FLEUR DU SOLEIL

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Fleur du soleil 2015 008

[ Une dérive picturale et un texte écrit dans une version atypique et personnelle d’après Des contes et des légendes du Pays Basque ]

L’étrangeté du sombre, du noir, sourd autour de soi.

Comment s’extraire de cette ambiance apeurante ?

Les démons jaillissent de cet antre impressionnants; des chevaux ailés et des serpents s’en échappent………..

Les enfants crient et pleurent. Les hommes se battent et sont réduits à satisfaire cette nature malveillante. Il ne reste qu’à se réfugier auprès de Amalur (1) et implorer la lumière du réconfort.

Si toute plainte est entendue, elle n’est peut-être pas résolue d’office. Car la douceur et la clarté de Ilargi (2) qui leur est offerte, la fuite des génies, ne dure que très peu de temps.

Les sorciers et les fantômes reviennent hanter les êtres qui effrayés redemandent de l’aide. Alors Alamur crée Eguzki (3) le soleil qui dispersa ses rayons procurant joie et bonheur de vivre. La nature devint luxuriante.

Seulement ce moment heureux disparut aussi vite qu’il était arrivé.

Le peuple se lamente encore à propos de tous ces maux revenus causer sa perte.

Lassé des gémissements incessants, Anamur manifeste son mécontentement.

La promesse d’un répit enfin se réalisera sous peu. La naissance d’une jolie fleur bleue à la fois piquante et douce fera fuir toutes ces ombres maléfiques.

Elle se nommera Eguzkilorea………Fleur du soleil.

(1) Amalur : le Terre

(2) Ilargi : La lune

(3) Eguzki : le soleil

(4) Eguzkilorea : Fleur du soleil

© Marie-Claude EGUIMENDIA le 25 Juin 2015

D’après le récit : La fleur du soleil du livre de contes du Pays Basque de Michel COSEM