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LA FLEUR DU SOLEIL

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Fleur du soleil 2015 008

[ Une dérive picturale et un texte écrit dans une version atypique et personnelle d’après Des contes et des légendes du Pays Basque ]

L’étrangeté du sombre, du noir, sourd autour de soi.

Comment s’extraire de cette ambiance apeurante ?

Les démons jaillissent de cet antre impressionnants; des chevaux ailés et des serpents s’en échappent………..

Les enfants crient et pleurent. Les hommes se battent et sont réduits à satisfaire cette nature malveillante. Il ne reste qu’à se réfugier auprès de Amalur (1) et implorer la lumière du réconfort.

Si toute plainte est entendue, elle n’est peut-être pas résolue d’office. Car la douceur et la clarté de Ilargi (2) qui leur est offerte, la fuite des génies, ne dure que très peu de temps.

Les sorciers et les fantômes reviennent hanter les êtres qui effrayés redemandent de l’aide. Alors Alamur crée Eguzki (3) le soleil qui dispersa ses rayons procurant joie et bonheur de vivre. La nature devint luxuriante.

Seulement ce moment heureux disparut aussi vite qu’il était arrivé.

Le peuple se lamente encore à propos de tous ces maux revenus causer sa perte.

Lassé des gémissements incessants, Anamur manifeste son mécontentement.

La promesse d’un répit enfin se réalisera sous peu. La naissance d’une jolie fleur bleue à la fois piquante et douce fera fuir toutes ces ombres maléfiques.

Elle se nommera Eguzkilorea………Fleur du soleil.

(1) Amalur : le Terre

(2) Ilargi : La lune

(3) Eguzki : le soleil

(4) Eguzkilorea : Fleur du soleil

© Marie-Claude EGUIMENDIA le 25 Juin 2015

D’après le récit : La fleur du soleil du livre de contes du Pays Basque de Michel COSEM

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LA PORTE

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La fillette aux boucles d’or gravit les marches quatre à quatre. Les planches grincent sous ses pas.

Une sensation, une perception. Quelqu’un la suit, l’observe.

Tous les soirs, elle monte se coucher avec cette appréhension.

Le couloir est sombre. Ce couloir au fond duquel on aperçoit un escalier de bois à moitié rongé par les années. Pas de lumière, les pièces froides et obscures ne laissent passer aucun rayon de joie.

L’enfant n’ose s’aventurer, elle perçoit de la peur.

L’horreur d’avoir peur du noir, du sombre, de la mélancolie, de la folie…………….

Elle ne peut plus respirer. Elle étouffe, suffoque. L’air ne circule plus et ses narines se pincent. Son coeur palpite et s’emballe.

Sa peau bleuit. Son sang s’engourdit dans les vaisseaux dilatés, prêts à éclater.

Une douleur s’insinue en elle et s’acharne sur son corps; seule dans sa souffrance.

Crier ………..Appeler ? Qui ? Sa mère ?…………………….Puis sentir sa chair devenir flasque jusqu’à quitter ce corps qui lui fait tellement mal.

A-t’elle encore la force de monter ces marches ?

L’effort se ressent jusque dans ses os qui lui semblent s’effriter à chaque mouvement. Un pas puis un autre. La souffrance s’amplifie, et dans ses yeux des perles commencent à luire. Elle les retient précieusement pour ne pas pleurer. Ne pas montrer son désarroi devant son impuissance à être une fillette comme les autres.

Se mordre les lèvres jusqu’à ce qu’une goutte de son sang glisse dans sa bouche…………. L’avaler et en garder le goût de l’amertume.

Elle continue à grimper cet escalier qui lui semble interminable.

Et elle voit d’horribles espèces d’insectes autour d’elle essayant de l’agripper, étendant leurs longues pattes filiformes pour saisir ses belles boucles blondes.

Elle se débat, secoue sa tête de marionnette dans tous les sens. Ebouriffée et étourdie, elle tente de leur échapper.

Ses oreilles résonnent du rire sinistre de ces êtres malfaisants. Elle ne peut crier, prise au piège de son angoisse.

Pourtant elle résiste, trébuche sur une lame de bois vermoulue, tombe presque sur le bord de la marche.  Son genou lui hurle sa douleur. Alors un regain d’énergie la surprend, et elle se hisse au sommet.

La sueur de l’effroi perle encore sur son front…………….

Cette porte tant désirée est là, prête à s’ouvrir sur la sérénité de son avenir.

14janvier2010 033

MC Eguimendia le 4 Février 2014

LE REGARD DE L’INNOCENCE

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La fraîcheur de l’herbe

Et les odeurs automnales de ce bel après-midi

Rappellent l’insouciance des jours heureux.

Même le chant joyeux des oiseaux a abandonné cette cité idéale.

La musique des artistes les a remplacés.

Mais elle ne peut enrayer cette atmosphère de tristesse.

Se retrouver seul parmi tous ces gens inconnus ou bienveillants.

Vivre et jouer la comédie du bonheur.

Eprouver de la peur, et de la haine.

L’âme d’enfant a disparu avec les horreurs rencontrées.

Endurer une attente sans lendemain,

Enlise l’esprit dans un état léthargique,

Tout en connaissant l’issue fatale.

Le regard d’un enfant digne,

Le regard d’un enfant de Terézin,

Acteur de ce théâtre factice.

MC Eguimendia le 31 Octobre 2013