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Le quotidien

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Le quotidien

Il nargue chaque jour de sa langueur, de son passé.

Il lasse et devient routine,

Il se cache sous les rides et les plis de la peau,

Il souille les chairs.

Qu’importe la jeunesse

Puisqu’il s’amuse à jeter son dévolu sur ce corps.

Et dans ses yeux,

Il laisse deviner le dernier soleil couchant

Où il a appris à aimer, à désirer, à détruire.

Le quotidien ne se dérobe pas à l’enveloppe charnelle.

Il séduit de ses beautés superficielles,

Et s’ouvre à la nouveauté,

Aux désirs inavoués.

Il se veut impur, parfois brutal,

Il se reconnaît dans les pleurs d’un enfant

Qui a faim de nourriture et de justice.

Il continue d’offrir sa souffrance au monde en guerre,

Et reste prisonnier de l’indifférence.

Le quotidien d’un confort caché,

Dans son loft aux douceurs enchanteresses,

Apporte quiétude et baume au corps.

A travers les rideaux tirés,

Une fenêtre s’entrouvre laissant transparaître

Un peu de joie, un peu d’espoir.

Mais le quotidien palpite

Aux sons des battements du coeur devenu sourd.

Il avance et se prolonge dans le temps,

Dans chaque histoire, chaque destinée,

Jusqu’à y laisser son empreinte indélibile.

©  Marie-Claude EGUIMENDIA le 3 Décembre 2014

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LE PORTAIL DE LA VIE

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Le portail de la vie s’ouvre sur des jours incertains

Des jours heureux

Des gens rencontrés par hasard

Des rencontres sans lendemain, parfois.

Tous ces gens qui passent et ne s’arrêtent pas,

Ne vous regardent pas.

Une foule de personnes

Comme dessinée sur une toile.

Une foule mouvante, et pourtant sans vie.

Tous ces êtres humains qui marchent,

Avancent vers un endroit……….Mais lequel ?

Ils bousculent ceux qui se trouvent sur leur passage,

D’un coup de coude,

Sans même perdre le temps de s’excuser…………

Le temps passe si vite,

Il faut le rattraper,

Et surtout ne pas le laisser s’échapper !

Englouti dans ce milieu

Comme dans un tas de couleurs éparpillées sur la toile.

Aucune parole,

Aucun signe de vie,

Si ce n’est que ces couleurs bougent,

Et qu’elles se déplacent dans un brouhaha assourdissant.

On ne peut les retenir pour les découvrir,

Apprendre à les aimer.

Elles fuient, elles courent presque !

Peut-on y déceler le sens du mot Amour ?

Pour qu’enfin cette mouvance colorée puisse se poser sur le tableau

Comme une ambiance chaleureuse,

Et que toutes ces couleurs puissent illuminer 

De vie un petit coin de notre coeur.

Cette vie qui veut rester éternelle même si le corps est déjà mort.

 

 © Marie -Claude EGUIMENDIA le 30 Mai 2014