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L’AUTRE CORPS

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Vivre le jour de sa destinée. Vivre et agir selon son coeur.

Avoir été aimé ou mal aimé.

Avoir aimé.

Aimer encore, d’une autre façon. La tendresse a remplacé l’Amour Fou.

Avoir épousé la femme ou l’homme choisi.

Avoir travaillé dur au point d’en avoir oublié de vivre.

Avoir eu des enfants……………Les avoir aimé sans démonstrations……….Chaque jour enlevant un peu plus de temps pour communiquer.

Vivre, ne pas réfléchir, s’occuper tout en subissant les assauts du temps avec ses joies et ses malheurs.

Une vie paraissant quelconque, mais riche en contacts humains, riche de l’amour de la nature.

Profiter des rares moments de bonheur, et ne pas voir les jours passer, emportant avec eux les quelques pétales encore fraîches de son corps engourdi.

Arriver aux derniers instants et se dire que tout est terminé.

Ne plus pouvoir marcher.

Ne plus pouvoir parler.

Ne plus pouvoir crier sa révolte.

Se dire qu’on a été aveuglé par les habitudes et la routine.

Se dire qu’on voudrait encore déclarer son amour, et qu’on ne peut plus. Qu’il est là au fond du coeur, lui encore tout jeune de sa passion jamais oubliée.

Les mots se forment sur les lèvres comme dans un murmure. Mais il ne sort que le souffle du silence………

Les gestes restent suspendus dans leur immobilité.

Ne plus pouvoir toucher, sentir, goûter l’être aimé.

Toucher la douceur de sa peau,  la caresser, y laisser courir ses doigts pour sentir encore un semblant de jeunesse……..

Ne plus pouvoir goûter l’autre de sa langue gourmande…………..

Il ne reste que les yeux pour parler !

Alors toi qui me regardes !

N’ai pas honte de ce corps décharné !

Regardes bien !

Mes yeux te disent mon Amour.

MC Eguimendia le 6 Janvier 2014

SOUS LA PLUIE

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_ Une larme perle et roule sur sa joue froide.

Assise en terrasse, elle écoute la pluie danser sur les pavés gris bleutés. Des reflets de lumière scintillent et jouent de leurs éclats dans ses yeux qui lui font mal d’avoir tant pleuré.

Des passants se dépêchent d’aller s’abriter, et leur parapluie les cache de son regard. Bien qu’elle ne les voie plus à travers ce voile humide qui s’est formé devant ses yeux.

Son chagrin la ronge insidieusement.

Si elle pouvait émerger de ce mauvais rêve !

Comment une jeune femme si gaie et si souriante peut-elle être triste ?

Son dynamisme fascinait son entourage. Elle donnait l’impression d’une personne désinvolte.

Pourtant, elle n’a pu empêcher d’entretenir une erreur pitoyable qui l’a conduite au désastre.

_ Ce soir, à la nuit tombante, les chants de Noël résonnent dans les rues jusqu’à ses oreilles qui lui font tellement mal d’avoir trop entendu d’horreurs, de ne pas avoir été ce que l’on attendait d’elle.

Son coeur battait la chamade chaque jour qui lui était donné. Puis le silence s’est glissé dans sa vie.

Sa joie l’a quittée. Elle a perdu peu à peu conscience de son existence physique.

Maintenant, il est trop tard………….

Son corps est envahi d’une douce torpeur tel un poison imprégnant sa chair de douloureuses stigmates.

_ Et ce soir, en ce jour de fête, on entend plus que le cliquetis des gouttes de pluie sur le pavé.

Assise, ne pouvant se lever, sa tristesse laisse échapper un râle d’agonie à peine perceptible.

Elle n’a plus la force, plus le courage…………….

_ Des rires au loin, cachés sous les parapluies. Des rires de joie et de fête pour célébrer Noël lui déchirent le coeur.

Et puis, elle a senti ce soir, une fois de plus, combien lui manquait la personne qu’elle aimait le plus au monde……………

MC Eguimendia le 21 Décembre 2013

LA DELICATESSE

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Un halo bleuté

Un flottement léger

Doux coton floconneux

Une lueur dans ce bleu céleste.

Elle court, elle rit, elle pleure,

Sa vie sur un fil en équilibre.

Nue, pudique, délicate.

Elle Flotte dans les nuages,

Et se laisse guider

Par cette amie invisible.

Elle est prête,

Elle a aimé de tout son coeur.

Elle se laisse porter dans ses bras,

Une plume légère,

Une phalène attirée vers cette lumière diaphane.

Plus de souffrance,

Plus de tristesse,

Elle chante, elle rit,

Elle vit.

MC Eguimendia le 11 Novembre 2013.

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Le cri de révolte

Le cri d’indignation et de colère

Le cri de souffrance

Le cri de folie

Le cri d’amour et de joie

Le cri de l’espoir

Le cri de l’âme sort

Comme une expectoration,

Un crachat parfois

Indigne de soi.

Le cri de l’humanité

Harangue les foules

De ses horreurs.

Le cri de l’innocence

Reste dans le silence.

Personne ne l’entend.

MC Eguimendia le 10 Novembre 2013

LE CRI DE L’ESPOIR

LA CHANSON DU DOUTE

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Viens-là ma mie près de moi

Chanter la vie,

Le bonheur de te connaître,

De t’apprécier.

Chantons ensemble les doux moments passés,

Avant que je devienne

Une personne dure envers toi.

Que ma peur de toi

Me rende hargneux.

La peur que tu me dépouilles de mon esprit

Devient une obsession.

J’en deviens insomniaque.

Ma confiance en toi

Peut disparaître à tout moment.

Je ne comprend pas

Ton adulation que je crois intéréssée.

Je ne comprend pas cette adoration passionnelle !

Je suis connu

Et je n’éprouve que dédain pour la niaiserie.

Viens encore une fois auprès de moi

Chanter quelques rimes joyeuses

Avant que le doute m’envahisse.

Déjà les sons de la guitare grincent,

Et les accords emplis de rancoeur

Me brûlent les doigts.

Ma mie, ne sois pas triste,

Tu m’es chère.

Ma chanson te crie ma haine.

Peut-être ai-je halluciné !

Il est trop tard.

Mon esprit est ainsi fait…………

Je suis guitariste !

MC Eguimendia le 4 Novembre 2013

Humilité

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A cette heure maudite

Où le vent hurle,

Où l’on hume les odeurs boisées

De la pluie,

La nuit balaie

Les derniers miasmes

D’une froide journée.

Un insondable mystère

Illumine les traits d’un visage.

On ignore l’identité de cette Dame.

On la tolère, 

On la nomme Hélianthe.

Ses joues imprégnées de la pudeur

Du passé sont émouvantes.

Un doux reflet de lumière,

Comme un ciel dégagé,

Vient mourir sur ses lèvres

Où la musique des sons

A disparu.

Elle avance lentement

Sur le chemin de l’humilité

Vers le printemps de la vieillesse.

MC Eguimendia le 22 Octobre 2013

UNE SOIREE D’AUTOMNE

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Au cours d’une promenade habituelle au parc un soir d’automne, où le crépuscule brumeux enveloppe les arbres, une dame lit à voix haute.

Elle tient son livre comme un trésor, et tourne délicatement chaque page.

Sa voix douce et lumineuse perce la quiétude du lieu.

On croirait une illusion. Mais son timbre clair hypnotise la jeune femme qui se retourne pour l’écouter.

Ce n’est pas dans ses habitudes, et ni l’endroit approprié.

Son quotidien s’échappe. Elle ne peut résister à cette voix délicieuse qui la transporte hors du temps.

Dans la lumière tamisée, elle l’écoute, passionnée et envoûtée. De sa vie, elle n’avait entendu un tel enchantement !

Ni la lecture, ni le théâtre ne l’avaient soumise à tel point !

Paralysée sur place, ne pouvant avancer, essayant de se contraindre à ne plus l’entendre…………..Et pourtant, le livre ouvert, les mots se déversent, et glissent jusqu’à ses oreilles, capturant son âme.

Et la voilà prise au piège de l’histoire.

Cette situation surprenante la conduit dans les scènes sombres de la tragédie.

La lectrice absorbée dans sa lecture ne voit pas la jeune femme. Elle dialogue avec son histoire, et le doux carillon de sa voix résonne dans le parc silencieux.

A cette heure, les passants sont rentrés chez eux.

Seule, la jeune femme, figée en statue, se laisse imprégner de l’écho de cette voix harmonieuse.

Nul doute. A t’elle rencontré une elfe du moyen-âge ? Rêve-t’elle ?

L’humidité et le froid transpercent ses vêtements. Elle frissonne, le corps rigide, les jambes glacées………..

Et cette voix qui l’ensorcelle !

La brume la dissimule  peu à peu. Son esprit s’enfuit et court après ce doux carillon. Elle vole, elle suit cette magicienne qui l’entraîne.

Le temps…………..l’espace d’un moment…………..

A t’elle rêvé ou a t’elle entendu la véritable voix de la lectrice ?

Elle est seule dans la pénombre.

Les feuilles des arbres bruissent, et un léger souffle de vent froid vient lui caresser le visage.

MC Eguimendia le 15 Octobre 2013

LE LIVRE

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Une page s’ouvre

Sur un chemin caillouteux.

Ses chaussures trop petites

Scient ses pieds nus,

Et, pourtant elle avance,

Elle trébuche, jusqu’à tomber.

Ses genoux blessés saignent.

Les gouttes de sang perlent, 

Et glissent doucement.

D’un revers de la main

Elle balaie cette souillure.

Elle est fière.

Elle se relève en titubant,

Pleine de bonne volonté.

Elle avance sûrement,

La tête baissée,

Les yeux fixés sur ses pieds,

Ses sandales déchirées, 

Ses habits raccommodés.

Mais elle est fière,

Elle ne se plaint pas.

Un petit cri de douleur,

Parfois, lorsqu’une pierre

Lui entaille le pied.

Elle avance.

Elle regarde devant,

Ne pouvant plus tourner la tête

Ni sur les côtés, ni derrière.

Trop de maux l’ont bouleversée.

Elle continue son chemin

Qui semble ne plus finir.

Elle est sourde, presque aveugle,

Et son coeur  toujours gaie,

La fait sourire à la moindre remarque.

Elle sait que son destin

Est là tout au bout,

Même si la dernière page de sa Vie

Se ferme dans un dernier regret.

 

MC Eguimendia le 9 Septembre 2013