Archives de Catégorie: Peinture

SOUS LA PLUIE

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_ Une larme perle et roule sur sa joue froide.

Assise en terrasse, elle écoute la pluie danser sur les pavés gris bleutés. Des reflets de lumière scintillent et jouent de leurs éclats dans ses yeux qui lui font mal d’avoir tant pleuré.

Des passants se dépêchent d’aller s’abriter, et leur parapluie les cache de son regard. Bien qu’elle ne les voie plus à travers ce voile humide qui s’est formé devant ses yeux.

Son chagrin la ronge insidieusement.

Si elle pouvait émerger de ce mauvais rêve !

Comment une jeune femme si gaie et si souriante peut-elle être triste ?

Son dynamisme fascinait son entourage. Elle donnait l’impression d’une personne désinvolte.

Pourtant, elle n’a pu empêcher d’entretenir une erreur pitoyable qui l’a conduite au désastre.

_ Ce soir, à la nuit tombante, les chants de Noël résonnent dans les rues jusqu’à ses oreilles qui lui font tellement mal d’avoir trop entendu d’horreurs, de ne pas avoir été ce que l’on attendait d’elle.

Son coeur battait la chamade chaque jour qui lui était donné. Puis le silence s’est glissé dans sa vie.

Sa joie l’a quittée. Elle a perdu peu à peu conscience de son existence physique.

Maintenant, il est trop tard………….

Son corps est envahi d’une douce torpeur tel un poison imprégnant sa chair de douloureuses stigmates.

_ Et ce soir, en ce jour de fête, on entend plus que le cliquetis des gouttes de pluie sur le pavé.

Assise, ne pouvant se lever, sa tristesse laisse échapper un râle d’agonie à peine perceptible.

Elle n’a plus la force, plus le courage…………….

_ Des rires au loin, cachés sous les parapluies. Des rires de joie et de fête pour célébrer Noël lui déchirent le coeur.

Et puis, elle a senti ce soir, une fois de plus, combien lui manquait la personne qu’elle aimait le plus au monde……………

MC Eguimendia le 21 Décembre 2013

Sensibilité

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Jamais elle n’avait paru si nue et si transparente.

Assise par terre, d’un air résigné, dans le silence du lever du jour. Dans le jardin de la vie, elle se revoit riant et criant sa joie. Aimant de toute son ardeur, et le proclamant haut et fort.

La souffrance de son enfance désormais enfouie lui donne la force d’être elle-même.

Il est fini le temps où elle craignait les moqueries. Elle laisse dire tous ces ragots.

 » –  Ma fille, tu es dans l’erreur !

– Tu dois te cacher,

– Tu dois souffrir,

– Aimer et mourir.  »

Cette musique lancinante de sons incohérents la pénètre et la fait frissonner.

Il y a des instants où cette mélodie disgracieuse s’estompe. Le froid s’est évanoui, elle sourit et chante.

Alors, elle apparaît stupéfiante, presque fière. Une frêle créature remplie de joie agréable à regarder comme un joli fruit pas tout à fait mûr.

Les sons musicaux des bavardages reviennent lui susurrer:

 » – Bats-toi !

– Existe, sois dure, blessante et exigeante !

– Ta vie est ainsi faite !

– Acceptes-la !

– Ne sois pas simplette et naïve !

– La gentillesse n’est qu’intérêt, la simplicité de la médiocrité !

– Les sentiments n’existent pas !  »

Et la Sensibilité ?

Une jeune fille nue et presque transparente, un matin, s’en est allée, par pudeur.

MC Eguimendia le 11 Décembre 2013

LA DISTRAITE

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Son univers est secret

Parfois, un instant fugace l’interroge.

Est-elle encore sur terre ?

Ses souvenirs se sont enfuis

Dans le brouillard de son cerveau.

Elle contemple sa vie

Derrière le miroir

Qui lui renvoie un reflet

Qu’elle ne reconnaît pas.

Elle oublie les mots,

Elle oublie de se nourrir.

Elle quitte peu à peu

Cette terre qui ne l’intéresse plus.

La distraite oublie son nom,

Sa famille, ses amis.

Elle oublie de vivre.

Et se demande encore

Pourquoi elle est là !

MC Eguimendia le 13 Novembre 2013

LA DELICATESSE

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Un halo bleuté

Un flottement léger

Doux coton floconneux

Une lueur dans ce bleu céleste.

Elle court, elle rit, elle pleure,

Sa vie sur un fil en équilibre.

Nue, pudique, délicate.

Elle Flotte dans les nuages,

Et se laisse guider

Par cette amie invisible.

Elle est prête,

Elle a aimé de tout son coeur.

Elle se laisse porter dans ses bras,

Une plume légère,

Une phalène attirée vers cette lumière diaphane.

Plus de souffrance,

Plus de tristesse,

Elle chante, elle rit,

Elle vit.

MC Eguimendia le 11 Novembre 2013.

LA CHANSON DU DOUTE

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Viens-là ma mie près de moi

Chanter la vie,

Le bonheur de te connaître,

De t’apprécier.

Chantons ensemble les doux moments passés,

Avant que je devienne

Une personne dure envers toi.

Que ma peur de toi

Me rende hargneux.

La peur que tu me dépouilles de mon esprit

Devient une obsession.

J’en deviens insomniaque.

Ma confiance en toi

Peut disparaître à tout moment.

Je ne comprend pas

Ton adulation que je crois intéréssée.

Je ne comprend pas cette adoration passionnelle !

Je suis connu

Et je n’éprouve que dédain pour la niaiserie.

Viens encore une fois auprès de moi

Chanter quelques rimes joyeuses

Avant que le doute m’envahisse.

Déjà les sons de la guitare grincent,

Et les accords emplis de rancoeur

Me brûlent les doigts.

Ma mie, ne sois pas triste,

Tu m’es chère.

Ma chanson te crie ma haine.

Peut-être ai-je halluciné !

Il est trop tard.

Mon esprit est ainsi fait…………

Je suis guitariste !

MC Eguimendia le 4 Novembre 2013

LE REGARD DE L’INNOCENCE

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La fraîcheur de l’herbe

Et les odeurs automnales de ce bel après-midi

Rappellent l’insouciance des jours heureux.

Même le chant joyeux des oiseaux a abandonné cette cité idéale.

La musique des artistes les a remplacés.

Mais elle ne peut enrayer cette atmosphère de tristesse.

Se retrouver seul parmi tous ces gens inconnus ou bienveillants.

Vivre et jouer la comédie du bonheur.

Eprouver de la peur, et de la haine.

L’âme d’enfant a disparu avec les horreurs rencontrées.

Endurer une attente sans lendemain,

Enlise l’esprit dans un état léthargique,

Tout en connaissant l’issue fatale.

Le regard d’un enfant digne,

Le regard d’un enfant de Terézin,

Acteur de ce théâtre factice.

MC Eguimendia le 31 Octobre 2013

Humilité

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A cette heure maudite

Où le vent hurle,

Où l’on hume les odeurs boisées

De la pluie,

La nuit balaie

Les derniers miasmes

D’une froide journée.

Un insondable mystère

Illumine les traits d’un visage.

On ignore l’identité de cette Dame.

On la tolère, 

On la nomme Hélianthe.

Ses joues imprégnées de la pudeur

Du passé sont émouvantes.

Un doux reflet de lumière,

Comme un ciel dégagé,

Vient mourir sur ses lèvres

Où la musique des sons

A disparu.

Elle avance lentement

Sur le chemin de l’humilité

Vers le printemps de la vieillesse.

MC Eguimendia le 22 Octobre 2013

En passant

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Dans un éclair de désir, elle offrit son corps à son amant lors d’un soir d’hiver.

Le vent hurlait et soufflait en furie.

Oh comme elle aurait aimé l’affronter par une belle nuit d’été !

Elle le pressentait rayonnant, et ne voulait pas le traquer de son désir.

Plutôt languir et souffrir comme des ennemis.

D’une énergie patiente, elle préféra son monde de solitude et s’isola.

Etait-elle éveillée ? Elle ne savait plus. 

Révait-elle ?

De vastes vallons boisés, et le vent qui hurlait.

Eprise, elle eut peur de s’incliner et de ne plus être seule.

Cruelle, elle le quitta un soir d’hiver dans le vent qui soufflait en furie.

 

MC Eguimendia le 24 Septembre 2013

Un soir d’hiver

En passant

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L’Egypte ancienne fait souvent pleurer Floriane de part ses atrocités. Bien que parfois un certain symbolisme l’eût fait sourire.

Son dernier voyage l’amena à découvrir les deux vies d’Anna son amie.

Puis durant le printemps et autres saisons, elle essaya de parfaire sa culture, fruit d’un dur labeur.

Mais son seul désir, maintenant, serait de voyager parmi les fleurs. De rester chez-elle, d’oublier le passé et son amie Anna.

De faire d’un balcon fleuri un havre de paix, où elle pourrait lire sous la lune qui luit.

De ne plus affronter les voleurs d’ombres dans sa lecture de George SAND. De s’accepter et de ne plus avoir la nausée en se voyant si mal étriquée.

Elle aimerait oeuvrer dans l’original, se ruer dans la rue en provoquant un impact surprenant.

Vivre sa vie de noctambule et abolir le hasard.

MC Eguimendia le 23 Septembre 2013

Un voyage parmi les fleurs