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À propos de marieclaudeblog

Son chemin artistique a débuté dans la réalisation de portraits, puis de personnages baignant dans une atmosphère de symbolisme. Au cours des années, elle continue d’explorer de nouvelles techniques sur les mélanges de pigments purs avec l’acrylique . Puis, elle développe une esthétique nouvelle. L’inspiration du trait la guide vers une œuvre souvent figurative qui trouve son épanouissement dans la réalisation des nus et des scènes de vie. Depuis peu elle se laisse absorber dans un certain style d’abstraction bien particulier. Après maintes recherches, Marie-Claude Eguimendia a réussi à adapter une technique particulière à sa peinture. Le final donne une certaine brillance rappelant la luminosité des émaux. Elle est en constante recherche pour améliorer ce nouveau style dans lequel elle est en osmose. Membre de l'association des peintres Hendayais " HAIZE-HEGOA " à HENDAYE. Membre de l'association Oroitza à HENDAYE Membre de l'association " CORPS-BEAUX " à Sainte Adèle au CANADA.

CHAINDIA

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CHAINDIA

Le travail dans les champs de maïs terminé, les ouvriers sont heureux de se retrouver à l’ombre d’un arbre. La légère brise rafraîchit leur visage rouge de chaleur.

Lentement ils se dirigent vers la ferme où un bon vin leur sera servi. En arrivant l’un d’eux s’aperçoit qu’il a oublié sa pioche dans les terres. Et pensant que son maître va le châtier, il s’écrit tout haut :

 » Je donne dix sous à celui qui me la rapporte !  »

Chaindia la jeune servante l’entend et, immédiatement se propose. Aussitôt, elle s’élance à travers les grandes herbes sèches. Le soleil danse encore dans le ciel et ses rayons brûlent son visage. Elle ne sent rien ni même les gouttes de sueur qui glissent généreusement dans son corsage entrouvert.

L’ouvrier regrettant alors de donner son argent se met à jurer tout haut:

 » Si le diable pouvait au moins l’emporter !  »

La jeune fille qui avait saisit la pioche, à cet instant se trouva propulsée dans les airs. Elle se débat ne pouvant se libérer de cette force qui l’entraîne.

Ses cris alertent les paysans et les villageois qui accourent pour lui porter secours mais en vain. Elle sent les mains du diable l’enserrer davantage jusqu’à presque l’étouffer.

Ses forces s’amenuisent peu à peu.

Ses membres commencent à s’engourdir lorsqu’elle aperçoit au-delà de Mendive la petite chapelle de St Sauveur.

Un regain d’énergie lui donne le courage de laisser s’échapper dans un dernier soupir :

 » St Sauveur ! Ayez pitié de moi !  »

Aussitôt, la grâce la touche et elle se retrouve hébétée sur la terre ferme devant la chapelle.

© EMC Eguimendia le 20/07/2018

 

D’après un conte basque tiré du livre  » Légendes Basques de Jean Barbier

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