Archives Mensuelles: septembre 2013

En passant

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Dans un éclair de désir, elle offrit son corps à son amant lors d’un soir d’hiver.

Le vent hurlait et soufflait en furie.

Oh comme elle aurait aimé l’affronter par une belle nuit d’été !

Elle le pressentait rayonnant, et ne voulait pas le traquer de son désir.

Plutôt languir et souffrir comme des ennemis.

D’une énergie patiente, elle préféra son monde de solitude et s’isola.

Etait-elle éveillée ? Elle ne savait plus. 

Révait-elle ?

De vastes vallons boisés, et le vent qui hurlait.

Eprise, elle eut peur de s’incliner et de ne plus être seule.

Cruelle, elle le quitta un soir d’hiver dans le vent qui soufflait en furie.

 

MC Eguimendia le 24 Septembre 2013

Un soir d’hiver

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En passant

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L’Egypte ancienne fait souvent pleurer Floriane de part ses atrocités. Bien que parfois un certain symbolisme l’eût fait sourire.

Son dernier voyage l’amena à découvrir les deux vies d’Anna son amie.

Puis durant le printemps et autres saisons, elle essaya de parfaire sa culture, fruit d’un dur labeur.

Mais son seul désir, maintenant, serait de voyager parmi les fleurs. De rester chez-elle, d’oublier le passé et son amie Anna.

De faire d’un balcon fleuri un havre de paix, où elle pourrait lire sous la lune qui luit.

De ne plus affronter les voleurs d’ombres dans sa lecture de George SAND. De s’accepter et de ne plus avoir la nausée en se voyant si mal étriquée.

Elle aimerait oeuvrer dans l’original, se ruer dans la rue en provoquant un impact surprenant.

Vivre sa vie de noctambule et abolir le hasard.

MC Eguimendia le 23 Septembre 2013

Un voyage parmi les fleurs

En passant

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La fenêtre ouverte sur la campagne environnante, d’où on aperçoit la cime des pruniers qui s’étire vers le ciel voilé de gris.

Leur feuillage dense frissonne à la moindre brise. Et leurs branches se courbent sous le poids des prunes jusqu’à se briser.

La terre mouillée exhale ses parfums d’herbes sauvages ou aromatiques.

L’odeur de l’humus donne envie de fouler cette terre accueillante riche de sa production.

Sentir les bottes lourdes remplies de boue collante.

Allant de l’un à l’autre, heureux de cette marche à pas lents.

Quelques gouttes de pluies glissent des feuilles, et s’écrasent sur le visage surpris de leur fraîcheur.

Septembre, et bientôt, l’entrée en automne.

Puis le désir de goûter une prune juteuse mure à point. Croquer ce fruit doux et sucré, dont le jus coule le long des lèvres. Et passer délicatement la langue sur sa bouche pour en saisir le peu de pulpe restant.

Quelle étrange sensation d’éprouver des saveurs étouffées remontant à la mémoire.

Un doux moment de plaisir comme un rêve d’enfance.

 

MC Eguimendia  le 20 Septembre 2013

Un jour d’automne

Une journée de vendanges

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Le soleil s’est levé. Les premiers rayons  caressent déjà la campagne encore engourdie. Le voile de la brume glisse généreusement sur les collines, et dépose de scintillantes gouttelettes de rosée.

Les premiers signes précurseurs d’une journée d’automne titillent les narines de ses arômes suaves et fruités.

Le grand jour des vendanges est arrivé.

Chacun se munie d’un sécateur et d’un panier. Enfilant des sabots ou des bottes de caoutchouc, et foulant la terre humide au milieu des rangs de vigne. D’un pas décidé, le coeur battant de joie.

Se saisir du fruit bien mûr, et le couper délicatement.

Parfois, on entend le petit craquement d’un grain qui éclate entre les doigts, laissant s’écouler un jus vineux et sucré. On ne résiste pas à  l’envie de goûter cette saveur nouvelle. 

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Des rires fusent. La bonne humeur des vendangeurs fait plaisir à voir !

 » Et toi la Marie ! Tu vas abîmer tes jolies mains ! « 

 » Que fais-tu là à vendanger avec tous ces vieux ! Tu devrais être au lycée ! « 

Elle sourit, et répond aux plaisanteries des anciens. Son sourire malicieux adoucit l’atmosphère devenue étouffante.

La fatigue se fait ressentir. Pourtant chacun continue son travail afin que la vendange soit terminée avant le mauvais temps.

Une belle journée dont chacun se souviendra lors de la dégustation de ce bon vin !

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MC Eguimendia le 12 Septembre 2013

 

LE LIVRE

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Une page s’ouvre

Sur un chemin caillouteux.

Ses chaussures trop petites

Scient ses pieds nus,

Et, pourtant elle avance,

Elle trébuche, jusqu’à tomber.

Ses genoux blessés saignent.

Les gouttes de sang perlent, 

Et glissent doucement.

D’un revers de la main

Elle balaie cette souillure.

Elle est fière.

Elle se relève en titubant,

Pleine de bonne volonté.

Elle avance sûrement,

La tête baissée,

Les yeux fixés sur ses pieds,

Ses sandales déchirées, 

Ses habits raccommodés.

Mais elle est fière,

Elle ne se plaint pas.

Un petit cri de douleur,

Parfois, lorsqu’une pierre

Lui entaille le pied.

Elle avance.

Elle regarde devant,

Ne pouvant plus tourner la tête

Ni sur les côtés, ni derrière.

Trop de maux l’ont bouleversée.

Elle continue son chemin

Qui semble ne plus finir.

Elle est sourde, presque aveugle,

Et son coeur  toujours gaie,

La fait sourire à la moindre remarque.

Elle sait que son destin

Est là tout au bout,

Même si la dernière page de sa Vie

Se ferme dans un dernier regret.

 

MC Eguimendia le 9 Septembre 2013